Quand le crime ne paie plus

Quand le crime ne paie plus

Un mafieux obligé de quitter les affaires
Pour des ennuis, sérieux, d’un ordre judiciaire
Pleurait l’opulence perdue
Du temps où il régnait, maintenant révolu.
Il songeait très amer au revers de fortune
Dont il était l’objet
-Je suis intelligent et me suis fait berné
Par un agent du fisc plus couillon que la lune
Me voilà pauvre de nouveau
Adieu, mon bel hôtel, mon bateau, mon château !
-Allons mon bon ami, lui dit compatissante
Sa compagne de quelques jours,
Il te faut seulement prendre un autre métier,
Mon amour !
-Mais je ne sais pas travailler,
Et avoir un patron, quelle chose humiliante,
Ayant payé ma dette à notre société,
J’aspire maintenant à d’autres destinées.
-Alors deviens clochard ou peut-être…curé
Lui répond la jolie avec un grand sourire
Une fonction qui peut séduire.
-Je déteste la pauvreté.
-Il te reste l’armée et la gendarmerie,
Ca te changera des voleurs !
-Ah, ne m’insulte pas, toi, la bonne à tout faire,
Je n’étais qu’un…intermédiaire !
-Je vois, Monsieur le Maire en sa mairie
Il te faudra alors, trouver des électeurs, 
-Je connais ces gogos, ils aiment les promesses,
Je peux leur en donner autant que de caresses, 
Merci ma bonne amie pour cette solution,
Et grâces soient rendues à ton remue méninges
Je vais fréquenter le beau linge
Fonder le grand parti de la révolution
Et puisque de nos jours le crime ne paie plus,
Je m’engage en la politique
L’exemple nous en est rendu
Par notre chère République


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