Loqman le Sage

Loqman le Sage (êl-Hhakym) demeure une énigme, tout comme son "descendant" Esope.
Plus antique encore que ce dernier, ayant vécu au 11ème Siècle BCE et peut-être à la cour du Roi David, Loqman prend pareillement les traits d’un esclave, Nubien peut-être, en tout cas noir de peau.
Si les Grecs attestent de l’existence d’Esope, il en est de même chez les Orientaux pour Loqman. Dans cette hypothèse Esope aurait donc pris ses sources dans les textes de Loqman ? Difficile à dire, et c’est là évidemment tout le sel même des Fables, trompant tout en révélant la vérité…

On fit de cet homme un sage, prêtant son nom dans des textes religieux, qui on prête un nombre incroyable de textes désormais perdus.
Une preuve de sa sagesse fut, accusé à tort d’avoir mangé des fruits, de présenter les coupables l’accusant face à ses juges. Que les innocents boivent alors de l’eau chaude… Ceux-là alors de vomirent leur méfait ! Voilà ce qu’il aurait ajouté alors :

« O vous, vous qui vous couvrez ici-bas des vêtements de l'homme probe, et qui recelez tous les vices dans vos cœurs, lorsqu'au grand jour du jugement on vous donnera à boire de cette eau chaude et brûlante, ce que vous avez caché avec tant de soin paroîtra à la face de l'univers, et l'estime que vous vous serez acquise par votre hypocrisie, se changera alors en confusion et en honte.»

Voilà qui résume la légende, lui qui disait avoir appris sa sagesse des aveugles ne croyant que ce qu’ils puissent toucher ! A la question d’enseigner alors cette vertu aux hommes mauvais, il répliqua que la lime ne peut rien contre le fer rouillé…
Enfin il aimait à rappeler qu’il fallait ne point se dérober à ses promesses et ne point s’occuper de celles des autres. Il aurait eu ainsi un tel éclat qu’une sourate du Coran éponyme aurait été inspirée de son existence…

Quant à la Fable elle-même, voilà en son époque la définition que les siens en donnait :

« Manière de parler dont la signification est différente de ce qu'elle exprime »


Cette partie regroupe la plupart des Fables nous étant parvenues de Loqman le Sage, traduites depuis l'Arabe d'alors… beaucoup se retrouvent dans celles d'Esope.

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