Les deux Boeufs et l'Essieu

Les deux Boeufs et l'Essieu

Deux Bœufs énormes, garrottés
A un chariot fort chargé,
Ne rêvaient qu’à le voir déchargé
Tant les deux étaient éreintés.
Cependant l’Essieu criait de telle sorte
Que les Bœufs, étourdis par le bruit, s’arrêtèrent
Puis vers lui la tête tournèrent.
« Pour crier ainsi, quelle chose te transporte,
Toi qui ne te fatigues presque pas
A porter ce fardeau ?
Nous entends-tu gémir sur notre cas
Nous à qui l’on ne fait aucun cadeau ?
Et lorsque le soleil commence à être bas,
A cette heure où tu reçois les meilleurs soins,
Nous, au champ, nous avons encor à faire. »


Celui qui en fait le moins
Se plaint souvent du contraire.

Fable de David Claude inspirée de celle écrite en prose éponyme d'Esope Les Boeufs et l'Essieu

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est protégé par la licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 License