L'Epervier et les trois Corbeaux
couvdc11.jpg

L'Epervier et les trois Corbeaux

Un épervier prit dans ses serres une souris
Et avec elle s’envolait vers son logis
Quand trois corbeaux, bons à rien et opportunistes,
Perchés près de là, lui emboîtèrent le pas,
Déterminés à s’attribuer ce repas.
Par nature les animaux sont égoïstes :
L’épervier, forcé par ses antagonistes,
Se posa et, par des postures attentistes,
Protégea sa proie. Tels de fameux duellistes,
Par coups de bec, par bousculades, par assauts,
De lui faire lâcher prise tentèrent les corbeaux.
La bête, cernée, assaillie, céda enfin
Et laissa aux corbins son précieux butin.


C’est encore mœurs d’aujourd’hui
Que de vouloir le bien d’autrui.

Fable de David Claude

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est protégé par la licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 License