L'Amour et les Spaghettis

L'Amour et les Spaghettis

Un jeune homme gourmand, et sa jeune épousée,
Devisaient gentiment, devant la cheminée.
Sur la table du soir, dans la salle à manger,
Des spaghettis fumants dans un grand saladier.
L’air sentait bon le parfum des tomates,
Mêlé à la discrète odeur
Des Pâtes.
-Merci ma Bonne amie, dit le garçon flatteur,
C’est mon plat préféré, Je l’aime autant que toi.
-Ah bon, lui dit la jeune femme,
C’est une bien petite flamme,
Que cette passion pour moi !
Réduire notre amour au plat de spaghettis,
C’est me dire un je t’aime au rabais, sans esprit.
-Tu te trompes ma mie, si j’aime ta cuisine,
Ce n’est qu’affaire de plaisir.
Et tes talents d’épouse, n’en vont pas plus souffrir.
Je t’en prie, ma chérie, ne fait pas grise mine !
-M’assimiler à une nourriture,
C’est montrer du culot, de la désinvolture !
-Ce n’était qu’une métaphore,
Et tu sais bien que je t’adore !
Dit l’époux un brin consterné.
Et ton chagrin je trouve, est disproportionné.
S’il te suffit de spaghettis ?
Pour me parler de ton plaisir,
Je vais de mon côté dire mon seul désir.
Répond l’épouse sidérée
Cesse de discourir, mange ton plat l’ami !
C’est alors, que vers les minuits
es fleurs, les senteurs et chaleurs du mois de mai,
Réveillèrent l’amateur de pâtes.
Une pulsion immédiate,
Le propulsa vers sa voisine.
Comprenant le manège à son gourmand chéri,
La belle à demi nue, s’en fut à la cuisine.
Que fais-tu ? Appela le mari déconfit,
Ah, répondit l’épouse à l’homme de ses jours
Je te prépare mon amour
Et pour répondre à ton désir
Un plat bon plat de macaronis

A plaisir
Plaisir et demi


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