C'est troublant ce Trou noir !

C'est troublant ce Trou noir !


Ce matin, l’autruche se redresse soudainement : le séant dilaté encore fraichement fumant.
Elle accuse aussitôt la fourmi sa voisine forcément responsable de cette douleur indigne :
« que nenni, que nenni » s’écrit la fourmi. « comment pourrais-je, équipée comme je suis, élargir de la sorte un si fumeux derrière ? et vous remarquerez, en causant de l’affaire, que mon propre orifice fume de la même façon… ». De leur trouée, elles accusent le mouton : coupable tout désigné, étant juste à côté. « que nenni ! » s’écrit-il. « Je ne suis point pourvu de semblable appareil et il m’aurait bien plu de n’éprouver sur l’heure ce que dame fourmi décrivait juste avant, que nenni, je vous dis ! ». Petit chef coq fût, de fait, le prochain accusé : « que nenni ! » s’écrit-il « hum, bien qu’ayant profité de vos fonds en cachette, je n’en ai cette ampleur… si nous cherchions plus haut, j’ai, moi-même, une douleur ». de concert, ils accusent leur patron de renard. L’animal se défend mais un peu mal car tout en avouant sa maigre participation possède un arrière train avec ventilation . Unissant leurs griefs, ils vont grogner à la niche, du chien qui les gouverne, qu’il s’explique pour leurs miches. Le chien qui sait parler les endort un instant mais ne pouvant s’assoir détruit l’enchantement. Il n’a que peu d’excuses fasse à son « intrusion » mais comme rien ne l’accuse il ne reste que le lion. Avachi sur son trône, écoutant sagement les revendications du peuple mécontent, le roi des animaux s’offusque presque qu’on puisse penser qu’il soit l’auteur d’un acte qui l’avilisse, arguant le fait sans doute de quelques subordonnés. De par sa taille infime, la fourmi, décidée à percer le mystère, s’immisce derrière le trône… ce qu’elle y découvrit ? personne ne s’en étonne. Qu’il y a-t-il au dessus, ou bien plutôt derrière, celui que rien n’égale, lui, notre dieu, la lumière ? le plus grand dirigeant n’est pas celui qu’on croit, qu’il s’agite, vocifère, tout ça n’est qu’apparat. Le véritable pouvoir c’est celui de l’argent, le vautour le détient, c’est lui le fabricant.

Fable de Pistil

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